Tormentum II : Réveillez-vous dans le cauchemar que vous avez créé
Tormentum II vous jette dans un monde sombre et surréaliste qui ressemble étrangement à votre propre œuvre - sauf qu’il ne vous obéit plus. Vous incarnez David, le créateur d’une simulation peuplée d’êtres pensants. Après avoir installé un coprocesseur mystérieux proposé par un vendeur anonyme, David se réveille dans une prison sur une île entourée par la mer. Il ne s’y est pas placé volontairement, ou du moins il ne se souvient pas comment il est arrivé.
Le jeu se déploie comme une exploration du contrôle et de ses conséquences. Votre création contient des couches que le créateur n’avait pas prévues, et ces couches ont leur propre volonté. Les habitants murmurent l’existence de dieux qui viennent et repartent. Les conversations, les énigmes et l’enquête dévoilent progressivement pourquoi la simulation désobéit à son auteur.
Une prison de votre propre création
Tormentum II est, dans son ADN, un jeu point-and-click : examinez les décors, parlez à des habitants étranges et utilisez les objets trouvés pour franchir des obstacles. L’ambiance privilégie l’horreur psychologique et le surréalisme plutôt que les sursauts faciles. Vous pouvez prendre votre temps pour parcourir les îles et démêler la simulation, mais vos choix pèsent. Les réponses ne sont que rarement évidentes, et les décisions que vous prenez déterminent le destin des personnages rencontrés, orientant l’histoire vers plusieurs fins.
L’histoire est autonome. Il n’est pas nécessaire d’avoir joué au Tormentum original pour comprendre ce qui se passe ici, et le jeu est structuré pour que chaque révélation s’appuie proprement sur la précédente.
Énigmes, îles et décisions difficiles
Attendez-vous à des énigmes d’aventure classiques intégrées à des décors dérangeants. L’exploration couvre plusieurs îles surréalistes, chacune avec son propre langage visuel et ses problématiques à résoudre. Les dialogues sont un outil central de découverte ; ils révèlent le lore de la simulation et peuvent ouvrir ou fermer des voies selon vos réponses.
La durée de jeu tourne autour de huit à douze heures, selon votre curiosité. Avec son accent sur le choix et les conséquences, Tormentum II incite à la rejouabilité pour voir comment différentes actions résonnent.
Visuels, bande-son et ampleur
Le titre mise sur une beauté artisanale et oppressante. Tormentum II propose 200 scènes dessinées à la main, et des plans rapprochés dédiés portent le total à près de 500 arrière-plans individuels - environ trois fois plus que l’original. Visuellement, l’équipe cite l’inspiration des formes biomécaniques de H. R. Giger et des paysages oniriques et désolés de Zdzisław Beksiński, ce qui explique l’esthétique industrielle-organique et troublante du jeu.
La bande-son soutient l’atmosphère avec une composition sombre et ambiante qui fait parfois monter la tension vers des passages plus lourds, influencés par le metal, sans étouffer l’exploration.
À propos de l’équipe
Nous avons passé près de huit ans à développer Tormentum II. L’équipe centrale de développement se compose de deux personnes : Piotr Ruszkowski et Łukasz Rutkowski, qui ont tous deux participé à la création du Tormentum original : Dark Sorrow. Leur retour ici est un effort concentré et personnel pour étendre l’univers et son ton tout en livrant une histoire complète et autonome.
Les choix dans Tormentum II sont pensés pour être inconfortables, pas rassurants ; le jeu demande au joueur d’accepter l’ambiguïté et de décider si une création mérite la pitié. Si vous aimez les cauchemars dessinés à la main avec du poids moral, celui-ci semble conçu pour s’imposer.














